Chatterie de la Maât - Chatterie de mu Arae -
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Elle remonte à la nuit des temps, les égyptiens en possédaient pour protéger les récoltes et leur maison contre les rongeurs. Ceux-ci pour les en remercier, l'associérent à la Déesse Bastet. De nombreux temples ont été érigés en leur honneur et des tombeaux ont été découverts avec des momies de chats. A la mort du chat familial, les membres de la famille en signe de deuil se rasaient les surcils et le responsable de la mort d'un chat encourait la peine de mort.
Paradoxalement, avec notre technologie avancée, lors d'analyse aux rayons X, on a pu découvrir des traces de strangulations sur les momies de chatons et de chats. Leur mort éait réservée aux êtres et au personnel de chatteries officielles. On peut penser que c'était leur manière de sélectionner, d'enrayer la surpopulation et surtout de faire une offrande à Bastet.
Les britanniques ont importé beaucoup de momies de chats au point de les broyer et d'en faire de l'engrais.
Les grecs étaient eux aussi envahis de rongeurs, ceux ci avaient dressé des belettes mais le résultat était peu concluant. Ils tombèrent sous le charme du Mau plus sociable que les chats sauvage d'Europe. Les égyptiens interdisant l'exportation de leurs semi dieux, s'en vire voler et malgré leur tentative de récupération, le Mau eu tout le temps de ce reproduire en Europe. Cela nous permet aujourd'hui encore de voir sur nos mistigris, la trace laissée dans leurs gênes du Mau par le signe bien particulier du "M" qu'ils portent sur le front.
Actuellement, on trouve encore à l'état semi sauvage en Egypte et on peut noter aussi une robe très proche de celle du chat libyen. Ce qui n'est pas étonnant sachant que la Libye faisait partie de l'Egypte...
Nathalie Troubetzkoï était une princesse russe exilée que les hasards de la vie avaient menée à s'installer à Rome. Nathalie était une véritable amoureuse des chats. Un jour, un petit garçon lui amena un chaton dans une boîte en carton. La beauté inhabituelle de ce chaton la conquit immédiatement. Le chaton fut nommé Ludivine et surnommé Ludol puis Lulu. Lulu était d'une belle couleur argent avec des taches noires. La princesse remarqua que la boîte dans laquelle le chaton lui avait été amené venait d'Égypte. C'est ainsi qu'elle déduit l'origine de ce merveilleux chat. Elle eut vite compris qu'elle était tombée sur un descendant des chats de Pharaon.
Elle mit en branle ses nombreux amis pour lui trouver un autre chat de ce type afin de pouvoir avoir des chatons de même type. Des amis lui trouvèrent Gregorio, un mâle noir de 11 ans issu d'une famille mouchetée. Son ami, l'ambassadeur de Syrie lui ramena un authentique sujet du Proche-Orient, Geppa, un mâle black smoke.
Lulu et Geppa donnèrent bientôt naissance à leur première portée (1953) qui était également mouchetée comme ses parents. Parmi ceux-ci, Nathalie Troubetzkoï conserva une petite femelle silver, Baba. Puis, Grégorio fit à Baba de magnifiques chatons également mouchetés (1953), avec parmi eux un chat d'une nouvelle couleur, Jojo, un bronze.
Nathalie Troubetzkoï commença à faire connaître ses chats en Italie et continua à les faire se reproduire. Liza (ou Donna Lisa) fut présentée en concours à Rome en 1955.
En 1956, elle fut enfin autorisée à émigrer aux États-Unis. Ne pouvant emmener tous ses chats, elle dut n'en choisir que trois d'entre eux et trouva un foyer pour les autres. C'est ainsi que Baba, Jojo et Liza partirent à la conquête des États-Unis.
Une fois installée, Nathalie Troubetzkoï continua à oeuvrer pour faire connaître les chats d'Égypte, les exposer et les faire reconnaître en tant que race sous le nom de mau égyptien. Elle créa son élevage sous le nom de chatterie de Fatima. En 1957, Baba fut la première de la race à être couronnée championne.
Tous les maus égyptiens d'élevage descendent de ces premiers sujets.